🔹 Les dividendes : que faire concrètement avec un courtier étranger

Lorsqu’un investisseur belge perçoit des dividendes via un courtier étranger, comme Trade Republic, il ne peut pas partir du principe que tout est réglé automatiquement sur le plan fiscal. Contrairement à une banque belge, ce type de courtier ne prélève généralement pas le précompte mobilier belge. Cela signifie que l’investisseur reçoit souvent un dividende brut ou partiellement taxé à l’étranger, mais que l’impôt belge reste dû.

Concrètement, à chaque versement de dividende, l’investisseur doit conserver le relevé fourni par le courtier. Ce document mentionne le montant brut du dividende, la retenue éventuelle opérée à l’étranger et le montant net perçu. Ces informations sont indispensables pour la déclaration fiscale belge. Lors de la déclaration annuelle à l’impôt des personnes physiques, le montant brut des dividendes doit être déclaré dans la rubrique des revenus mobiliers. L’administration fiscale calculera alors le précompte mobilier belge à payer, actuellement fixé à 30 %, en tenant compte, le cas échéant, des retenues étrangères déjà appliquées.

Le paiement ne se fait pas séparément comme pour la TOB, mais directement via le calcul final de l’impôt. Si aucun précompte belge n’a été retenu en amont, l’impôt sera réclamé lors de l’avertissement-extrait de rôle. Il est donc essentiel d’anticiper cette charge et de ne pas considérer le dividende perçu comme un revenu “net définitif”.

Cette démarche est souvent sous-estimée par les investisseurs débutants, mais elle est fondamentale pour rester en règle. Une bonne pratique consiste à tenir un tableau simple recensant, pour chaque dividende reçu, la date, le montant brut, la retenue étrangère éventuelle et le montant net encaissé.